Efficacité énergétique, facteur de valorisation ou de décote dans l’ancien

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Pour les acheteurs d’un bien immobilier ancien, l’efficacité énergétique devient un facteur de choix clé. L’impact est également important pour les vendeurs. Plus un logement est économe, plus il est possible de fixer un prix élevé. L’analyse des transactions conclues en 2024, réalisée par les Notaires de France, montre des écarts significatifs selon l’étiquette des biens sur le DPE.

L’efficacité énergétique, un facteur de valorisation d’un logement ancien

Afin de réduire le budget consacré à l’énergie et bénéficier d’un meilleur confort dans leur intérieur, les ménages sont disposés à débourser davantage au moment de l’acquisition et pour cela réalise un réaliser un diagnostic de performance énergétique. Ainsi, pour deux appartements équivalents, une surcote jusqu’à 16 % est possible entre celui classé A et celui noté D. Une différence presque identique (17 %) est observée dans le cas de maisons individuelles.

À l’inverse, les habitations les moins vertueuses subissent une moins-value marquée, puisqu’une étiquette énergie G permet de négocier 12 % de moins qu’une étiquette D. La correction est encore plus sévère pour les maisons, atteignant 25 % en 2024, contre 17 % trois ans plus tôt. Cette perte plus conséquente pour les vendeurs est due au montant plus élevé de la dépense en énergie, la surface exposée au froid étant plus importante dans une maison par rapport à un logement collectif. 

Cette « valeur verte » progresse nettement depuis trois ans : en 2021, l’avantage tarifaire des appartements les plus économes en énergie n’était encore que de 9 % par rapport à la classe D. Même pour les maisons, entre les étiquettes D et G, le prix n’était réduit « que » de 17 %. Ces données illustrent le poids croissant de la qualité thermique d’un bien dans les décisions d’achat, à mesure que les contraintes réglementaires se durcissent et le coût du gaz et de l’électricité augmente.

De fortes disparités régionales, à l’exception des marchés tendus

En parallèle, les notaires observent de fortes disparités régionales sur ce critère. L’Occitanie se distingue avec la prime à la performance énergétique la plus intéressante à la revente. Les maisons et appartements classés A y sont cédés respectivement 19 % et 20 % plus cher que ceux portant une étiquette D dans la même catégorie.

À l’opposé, certaines régions pénalisent fortement les biens les plus gourmands en énergie. En Nouvelle-Aquitaine, la décote des maisons notées G grimpe à 32 %, tandis qu’en Grand Est, celle des appartements atteint 24 %.

Des exceptions sont relevées sur les marchés tendus. À Paris, un appartement très énergivore ne perd que 10 % de sa valeur, la rareté de l’offre réduisant le pouvoir de négociation des candidats à l’achat et l’importance de la rénovation énergétique. Preuve du rôle que joue le stock de biens disponibles, en choisissant la Bourgogne–Franche-Comté, les clients qui acceptent un compromis sur cet aspect peuvent faire baisser le prix jusqu’à 25 %.

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